Africtivistes dénonce avec énergie l’arrestation le 14 novembre dernier et la détention à la prison civile de Kindia de cinq activistes opposés à un 3e mandat du président Alpha Condé ont été arrêtés lors d’une manifestation.

L’organisation panafricaine Africtivistes dénonce avec énergie l’arrestation le 14 novembre dernier et la détention à la prison civile de Kindia de cinq activistes opposés à un 3e mandat du président Alpha Condé ont été arrêtés lors d’une manifestation.

« Alseny Farinta Camara, membre des Africtivistes et de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), ainsi que 4 autres membres de l’antenne locale du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont été arrêtés », nous apprend Africtivistes dans un communiqué.

L’organisation panafricaine de défense des droits et libertés affirme, selon des témoignages reçus sur place, que certains d’entre les activistes, dont le blogueur Alsény Farinta Camara, ont été violentés par les forces de sécurité.

« Depuis leur arrestation arbitraire le 14 novembre 2019, nous ignorons toujours les charges retenues contre ces activistes dont les conditions de détention sont d’ailleurs sources d’inquiétudes », lit-on dans le document. 

« Africtivistes dénonce la répression violente dont fait usage le pouvoir de M. Alpha Condé contre les citoyens qui manifestent pacifiquement leur opposition au projet anticonstitutionnel de 3eme mandat en Guinée », poursuit le texte.   

Les Africtivistes affirment que « depuis le 14 octobre 2019, début des manifestations contre le projet de nouvelle Constitution, plus de quinze personnes ont perdu la vie, de nombreuses arrestations ont été enregistrées ainsi que  des blessés graves ».

Or, rappellent-ils, « la Loi fondamentale guinéenne ainsi que toutes les conventions régionales et internationales ratifiées par la Guinée garantissent la liberté d’expression et celle de manifester ». 

Par conséquent, ils condamnent « les tueries perpétrées contre des citoyens et exigent la libération de toutes les personnes détenues dans les différentes maisons d’arrêt du pays ». 

Ils réclament également au gouvernement guinéen « de diligenter des enquêtes sérieuses et indépendantes pour identifier et punir les auteurs des différents crimes et exactions qui deviennent de plus en plus fréquents dans toutes les grandes villes du pays ».