Dans un communiqué en date de ce 3 juillet, l’ONG Greenpeace Afrique a fustigé l’importation de déchets plastiques venant des Etats Unis.

Dans un communiqué en date de ce 3 juillet, l’ONG Greenpeace Afrique a fustigé l’importation de déchets plastiques venant des Etats Unis.

Basé sur article publié par le journal anglais,  The Guardian, révélant que «le Sénégal figurait parmi les onze pays dans le monde où des centaines de milliers de tonnes de plastique sont expédiées chaque année, en provenance des Etats Unis d’Amérique».

Selon ladite source, «le Sénégal a, à lui seul, importé mille tonnes de déchets plastiques par mois au cours des trois premiers mois de cette année », soit janvier, février et mars.

Cette décision aurait été prise après que la Chine ait décidé, dans le cadre de sa guerre commerciale contre les Etats-Unis, d’interdire l’entrée de ses déchets plastiques dans son territoire.

“C’est avec un grand intérêt que Greenpeace avait salué l’appel du Président de la République, Monsieur Macky Sall, à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal avec zéro déchet. Mais aujourd’hui, nous sommes très surpris d’apprendre l’importation de déchets venant des Etats Unis par le Sénégal », a réagi Greenpeace.

« Nous déplorons cette décision qui est contraire aux ambitions du Chef de l’Etat sénégalais en vert de la loi 2015-09 du 21 avril 2015 relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle de déchets plastiques », poursuit l’ONG de défense de l’environnement.

Rappelant qu’au Sénégal, « la problématique de la pollution plastique constitue une menace sérieuse pour l’écosystème en général avec des conséquences graves sur la santé publique des sénégalais », Greenpeace regrette que « les industries responsables de la production massive de cette substance toxique continuent de développer leurs activités ». 

Compte tenu de la détérioration constatée de notre cadre de vie et du paysage urbain par la présence des déchets plastiques, Greenpeace, se fondant sur les images inquiétantes des plages couvertes de déchets plastiques, estime « le gouvernement du Sénégal devrait réduire, voire bannir le plastique au lieu d’importer des tonnes de plastiques d’autres pays ».

Elle invite dès lors « le Sénégal à prendre des mesures fortes qui conduiront à l’élimination totale des plastiques dans le pays ».

Pour Greenpeace, les entreprises doivent arrêter la production ou l’importation du plastique en investissant dans des systèmes innovants de distribution plus durables permettant de réduire le recours aux emballages en plastique.