La Haute Cour de Banjul devait se prononcer lundi sur la demande de mise en liberté sous caution introduite par Yankuba Touray, qui fait face à une accusation de meurtre.

La Haute Cour de Banjul devait se prononcer lundi sur la demande de mise en liberté sous caution introduite par Yankuba Touray, qui fait face à une accusation de meurtre.

Touray est accusé du meurtre de l’ancien secrétaire d’Etat aux Finances, Ousman Koro Ceesay, qui aurait été assassiné en juin 1995 avec l’utilisation d’un pilon et d’autres armes dangereuses.

Son corps a ensuite été retrouvé calciné dans son véhicule, dans un faubourg des Kombos.

Lieutenant Yankuba Touray était membre du commando qui avait renversé le président Dawda Jawara le 22 juillet 1994.

Au moment des faits qui lui sont reprochés, il était le ministre des Collectivités locales et des Terres.

Une bataille de procédures est enclenchée entre la partie civile et les avocats de l’officier à la retraite.

L’avocat Sisoho a déclaré à la cour que la libération sous caution n’était pas accordée pour des infractions telles que la trahison et le meurtre.

«L’accusé devrait être libéré sous caution et le procès devrait commencer la semaine prochaine», a conclu l’avocat Sisoho en remettant à la cour la décision de la Cour suprême faisant autorité.

Dans sa réponse, le procureur général Baa Tambadou a déclaré que l’avocat Sisoho avait mal interprété le jugement de la Cour suprême dans l’affaire concernant l’État et Henry Gabriel.

Dans l’intervalle, lorsqu’on a relu le chef d’accusation, M. Touray a déclaré à la cour: «Je plaide pour mon immunité constitutionnelle».

Le juge Jaiteh a alors suggéré à M. Touray que, puisqu’il avait refusé de plaider sa cause, le tribunal inscrirait le plaidoyer de non-culpabilité de l’infraction reprochée.

Touray a maintenu sa demande d’invocation de son immunité constitutionnelle.

Le procureur général Abubacar Tambadou a déclaré que l’accusé contestait la compétence du tribunal pour connaître et trancher l’affaire en soulevant des questions d’immunité constitutionnelle.

 «Il n’y a aucune disposition de la Constitution que l’accusé a tenté d’invoquer. Nous ne connaissons pas le type d’immunité qu’il revendique. Nous ne connaissons pas la catégorie d’infractions pour lesquelles il réclame l’immunité. L’accusé ne peut s’arroger le pouvoir de déterminer son immunité. La demande d’immunité constitutionnelle ne peut être ignorée », a déclaré le procureur général.

Il a demandé un ajournement pour permettre à l’accusation de modifier l’acte d’accusation afin d’ajouter au moins dix (10) chefs supplémentaires de meurtre et autres infractions graves.

Il a imploré le tribunal de leur accorder un ajournement jusqu’à la fin des vacances en octobre 2019.

Avec Foryaa