La télévision d’Etat iranienne a montré cette manifestation à l’antenne. Elle a relevé que les étudiants avaient scandé des « slogans antirégime ». Donald Trump a pour sa part prévenu Téhéran qu’il suivait la situation « de près ».

La télévision d’Etat iranienne a montré cette manifestation à l’antenne. Elle a relevé que les étudiants avaient scandé des « slogans antirégimes ». Donald Trump a pour sa part prévenu Téhéran qu’il suivait la situation « de près ».

La police iranienne a dispersé samedi des étudiants qui ont scandé à Téhéran des slogans « destructeurs » et « radicaux » lors d’un rassemblement à la mémoire des victimes à bord du Boeing ukrainien abattu mercredi « par erreur » par l’Iran, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Plus tard dans la soirée, l’Américain Donald Trump a dit suivre « de près » ces répressions de rassemblements tout en parlant de « massacre de manifestants pacifiques » en référence aux mouvements de contestation de novembre dernier.

Foule de manifestants à Téhéran. Copyright : AFP

Plusieurs centaines d’étudiants se sont rassemblées en début de soirée en réponse à une invitation à honorer les victimes de cette catastrophe qui a fait 176 morts, majoritairement des Iraniens et des Canadiens, dont des binationaux.

Le rassemblement, à la prestigieuse université Amir Kabir de Téhéran, s’est transformé en manifestation de colère. La foule a lancé des slogans dénonçant « les menteurs » et réclamant des poursuites contre les responsables du drame et ceux qui, selon les manifestants, ont tenté de le couvrir.

Selon l’agence Reuters, des manifestants ont même réclamé le départ de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution. C’est ce qui apparaissait dans une vidéo diffusée sur Twitter. Mais l’agence n’a pas pu vérifier l’authenticité.

Les étudiants iraniens scandant des slogans antirégimes / Cpyright: AFP

La mise en garde de Trump

Fait extrêmement rare, la télévision d’Etat a fait mention de cette manifestation à l’antenne, et relevé que les étudiants avaient scandé des « slogans antirégime ».

Une vidéo impossible à authentifier circulait samedi soir sur les réseaux sociaux de ce qui pourrait être la police tirant des gaz lacrymogènes sur les manifestants.

La vidéo montre notamment un homme se relevant après avoir été apparemment touché par un projectile à la jambe.

Source: Le Parisien